Traditionnellement proposée le lundi. La possibilité de la célébrer dépend toujours des rubriques du jour.
Calendrier traditionnel · 1962
156e jour après la Pentecôte · 2025–2026
Choisis les partitions et chants complémentaires, puis applique les choix sans perdre le contexte de la messe.
Si ce jour tombe un dimanche, on reporte cette commémoration au lundi 3 novembre. Après avoir chanté la gloire et le bonheur de l’Église triomphante, la liturgie nous invite à penser à l’Église souff rante, aux âmes qui ont besoin de nos prières et de nos sacrifices. Ce n’est pas un jour de tristesse, ni de deuil, c’est un jour d’ardente supplication pour que Dieu délivre nos défunts du purgatoire où s’achève leur purification, et pour qu’il les admette dans son Royaume. Cet usage de célébrer la « grande fête des pauvres âmes » selon l’expression du pape saint Pie X, remonte au xe siècle: c’est saint Odilon, un des grands abbés de Cluny, qui décréta que, dans tous les monastères de son Ordre, on célébrerait après les vêpres du 1er novembre l’office des morts. Cette coutume fut imitée et enfin adoptée par l’Église universelle. La messe pour les défunts développe deux pensées: • la première, remontant à l’Antiquité chrétienne, est pleine de joie et nous rappelle le consolant message de la résurrection de la chair (introït, lectures); • la seconde, remontant au Moyen Âge, exprime la sollicitude de l’Église pour les pauvres âmes dont elle demande la délivrance, tout en nous invitant à la conversion par ses descriptions de la mort et du jugement (trait, séquence, offertoire). Pendant une partie de la messe, les fidèles tiennent des cierges allumés; ceux-ci ne symbolisent plus, comme d’ordinaire au cours de l’année, la grâce du baptême, mais les âmes souffrantes au lieu et place desquelles nous sommes là, et pour lesquelles nous aspirons à la lumière éternelle. Depuis 1915, les prêtres peuvent, s’ils le désirent, célébrer aujourd’hui trois fois la sainte messe *. S’il doit y avoir une messe solennelle, ce sera toujours celle qui est indiquée en premier lieu; en ce cas, la 2e et la 3e peuvent être célébrées auparavant. L’ordinaire de la messe des défunts comprend quelques simplifications qui sont indiquées à leur place. Pour les chants, voir p. 2364. * Une à ses intentions personnelles, une autre aux intentions du Pape, la troisième pour tous les fidèles défunts. première messe On omet le psaume Iudica me aux prières au bas de l’autel.
Prières préparatoires récitées au pied de l’autel avant que le célébrant ne monte au sanctuaire. Elles comprennent normalement le psaume Iudica me, le Confiteor et les versets qui suivent, avec les omissions prévues par les rubriques. Ordinaire
Aux messes des défunts, le psaume Iúdica me est omis: après Introíbo, on passe directement à Adjutórium nostrum et au Confiteor.
Latin
Français
Le célébrant monte à l’autel, demande à Dieu de purifier ses fautes puis vénère l’autel. Certaines cérémonies précédant immédiatement la messe modifient ou abrègent ce rite. Ordinaire
Le prêtre monte à l’autel, puis s’incline et le baise au milieu.
Latin
Français
✠ Chant propre d’entrée de la messe. Il accompagne l’approche de l’autel et donne souvent la tonalité scripturaire et spirituelle du jour. Texte propre
Latin
Réquiem ætérnam dona eis, Dómine: et lux perpétua lúceat eis. Ps. Te decet hymnus, Deus, in Sion, et tibi reddétur votum in Ierúsalem: exáudi oratiónem meam, ad te omnis caro véniet. Réquiem ætérnam dona eis, Dómine: et lux perpétua lúceat eis.
Français
Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière perpétuelle brille sur eux. Ps. À vous convient la louange, ô Dieu, dans Sion ; à vous sera acquitté le vœu à Jérusalem. Exaucez ma prière : vers vous viendra toute chair. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière perpétuelle brille sur eux.
Litanie de neuf invocations adressées au Seigneur et au Christ pour implorer sa miséricorde. Le texte grec a été conservé dans la liturgie romaine. Ordinaire
Latin
Français
✠ Oraison propre par laquelle le célébrant rassemble les intentions de l’assemblée et exprime la demande caractéristique du jour liturgique. Texte propre
Latin
Fidélium, Deus, ómnium cónditor et redémptor: animábus famulórum famularúmque tuárum remissiónem cunctórum tríbue peccatórum; ut indulgéntiam, quam semper optavérunt, piis supplicatiónibus consequántur: Qui vivis et regnas.
Français
Ô Dieu, créateur et rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés, afin qu’elles obtiennent, par nos pieuses supplications, le pardon qu’elles ont toujours désiré. Vous qui vivez et régnez.
✠ Première lecture propre de la messe, généralement tirée des épîtres apostoliques ou d’un autre livre de l’Écriture. Texte propre
Latin
✠ Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corínthios.
Fratres: Ecce mystérium vobis dico: Omnes quidem resurgémus, sed non omnes immutábimur. In moménto, in ictu óculi, in novíssima tuba: canet enim tuba, et mórtui resúrgent incorrúpti: et nos immutábimur. Opórtet enim corruptíbile hoc indúere incorruptiónem: et mortále hoc indúere immortalitátem. Cum autem mortále hoc indúerit immortalitátem, tunc fiet sermo, qui scriptus est: Absórpta est mors in victória. Ubi est, mors, victória tua? ubi est, mors, stímulus tuus? Stímulus autem mortis peccátum est: virtus vero peccáti lex. Deo autem grátias, qui dedit nobis victóriam per Dóminum nostrum Iesum Christum.
Français
✠ Lecture de l’Épître de saint Paul Apôtre aux Corinthiens.
Frères, voici un mystère que je vous annonce : tous, certes, nous ressusciterons, mais nous ne serons pas tous transformés de la même manière. En un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette, la trompette sonnera ; les morts ressusciteront incorruptibles et nous serons transformés. Il faut que ce qui est corruptible revête l’incorruptibilité et que ce qui est mortel revête l’immortalité. Lorsque ce qui est mortel aura revêtu l’immortalité, s’accomplira la parole écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort est le péché, et la force du péché est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.
✠ Chant méditatif qui suit la lecture et prolonge l’écoute de la Parole avant le chant qui prépare à l’Évangile. Texte propre
Latin
Réquiem ætérnam dona eis, Dómine : et lux perpétua lúceat eis.
In memória ætérna erit iustus : ab auditióne mala non timébit.
Français
Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière perpétuelle luise sur eux.
Le juste restera dans une mémoire éternelle ; il ne craindra pas d’entendre une mauvaise nouvelle.
✠ Chant psalmique exécuté sans reprise d’Alléluia, principalement aux jours pénitentiels où l’Alléluia est supprimé. Texte propre
Latin
Absólve, Dómine, ánimas ómnium fidélium defunctórum ab omni vínculo delictórum. ℣. Et grátia tua illis succurrénte, mereántur evádere iudícium ultiónis. ℣. Et lucis ætérnæ beatitúdine pérfrui.
Français
Délivrez, Seigneur, les âmes de tous les fidèles défunts de tout lien de leurs fautes. ℣. Que votre grâce les secoure, afin qu’elles méritent d’échapper au jugement de condamnation. ℣. Et qu’elles jouissent du bonheur de la lumière éternelle.
✠ Poème liturgique chanté après l’Alléluia aux quelques jours où le Missel le prescrit. Texte propre
Latin
Dies iræ, dies illa, solvet sǽclum in favílla, teste David cum Sibýlla. Quantus tremor est futúrus, quando Iudex est ventúrus, cuncta stricte discussúrus! Tuba mirum spargens sonum per sepúlcra regiónum coget omnes ante thronum. Mors stupébit et natúra, cum resúrget creatúra, iudicánti responsúra. Liber scriptus proferétur, in quo totum continétur, unde mundus iudicétur. Iudex ergo cum sedébit, quidquid latet apparébit: nil inúltum remanébit. Quid sum miser tunc dictúrus? Quem patrónum rogatúrus, cum vix iustus sit secúrus? Rex treméndæ maiestátis, qui salvándos salvas gratis, salva me, fons pietátis. Recordáre, Iesu pie, quod sum causa tuæ viæ: ne me perdas illa die. Quærens me, sedísti lassus; redemísti Crucem passus: tantus labor non sit cassus. Iuste Iudex ultiónis, donum fac remissiónis ante diem ratiónis. Ingemísco tamquam reus, culpa rubet vultus meus: supplicánti parce, Deus. Qui Maríam absolvísti et latrónem exaudísti, mihi quoque spem dedísti. Preces meæ non sunt dignæ; sed tu bonus fac benígne, ne perénni cremer igne. Inter oves locum præsta, et ab hædis me sequéstra, státuens in parte dextra. Confutátis maledíctis, flammis ácribus addíctis, voca me cum benedíctis. Oro supplex et acclínis, cor contrítum quasi cinis: gere curam mei finis. Lacrimósa dies illa, qua resúrget ex favílla iudicándus homo reus. Huic ergo parce, Deus. Pie Iesu Dómine, dona eis réquiem. Amen.
Français
Jour de colère que ce jour où le monde sera réduit en cendres, selon le témoignage de David et de la Sibylle. Quelle terreur lorsque le Juge viendra examiner toutes choses avec rigueur ! La trompette, répandant un son prodigieux parmi les tombeaux du monde, rassemblera tous les hommes devant le trône. La mort et la nature seront saisies lorsque la créature ressuscitera pour répondre à son Juge. Le livre écrit sera produit, contenant tout ce sur quoi le monde sera jugé. Quand le Juge siègera, tout ce qui est caché paraîtra et rien ne demeurera sans châtiment. Que dirai-je alors, moi misérable ? Quel protecteur invoquerai-je, lorsque le juste lui-même sera à peine assuré ? Roi d’une majesté redoutable, qui sauvez gratuitement ceux qui doivent l’être, sauvez-moi, source de bonté. Souvenez-vous, doux Jésus, que je suis la cause de votre venue : ne me perdez pas en ce jour. En me cherchant, vous vous êtes assis, fatigué ; vous m’avez racheté en souffrant la Croix : qu’un tel labeur ne soit pas vain. Juge juste de la vengeance, donnez-moi le pardon avant le jour des comptes. Je gémis comme un coupable, ma faute couvre mon visage de honte : Dieu, pardonnez à celui qui vous supplie. Vous qui avez absous Marie et exaucé le larron, vous m’avez donné à moi aussi l’espérance. Mes prières sont indignes ; mais vous qui êtes bon, faites par bonté que je ne brûle pas dans le feu éternel. Donnez-moi place parmi les brebis, séparez-moi des boucs et placez-moi à votre droite. Lorsque les maudits seront confondus et livrés aux flammes ardentes, appelez-moi avec les bénis. Je prie, suppliant et prosterné, le cœur broyé comme la cendre : prenez soin de ma fin. Jour de larmes que celui où de la cendre ressuscitera l’homme coupable pour être jugé. Épargnez-le donc, ô Dieu. Bon Jésus Seigneur, donnez-leur le repos. Amen.
Prière de purification inspirée de la vocation d’Isaïe. Le ministre qui va proclamer l’Évangile demande que son cœur et ses lèvres soient rendus dignes de cette fonction. Ordinaire
Avant l'Évangile.
Latin
Français
À la messe solennelle, le diacre demande au célébrant la bénédiction avant de proclamer l’Évangile. À la messe lue, le célébrant récite lui-même les prières préparatoires prévues. Ordinaire
Après Munda cor meum.
Latin
Français
✠ Proclamation solennelle d’un passage des Évangiles. L’assemblée se tient debout en signe de respect pour la parole et les actes du Christ. Texte propre
Latin
✠ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Ioánnem.
In illo témpore: Dixit Iesus turbis Iudæórum: Amen, amen dico vobis, quia venit hora, et nunc est, quando mórtui áudient vocem Fílii Dei: et qui audíerint, vivent. Sicut enim Pater habet vitam in semetípso, sic dedit et Fílio habére vitam in semetípso: et potestátem dedit ei iudícium fácere, quia Fílius hóminis est. Nolíte mirári hoc, quia venit hora, in qua omnes qui in monuméntis sunt, áudient vocem Fílii Dei: et procédent, qui bona fecérunt, in resurrectiónem vitæ: qui vero mala egérunt, in resurrectiónem iudícii.
Français
✠ Suite du saint Évangile selon saint Jean.
En ce temps-là, Jésus dit aux Juifs : En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est maintenant, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne vous en étonnez pas : l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu et sortiront : ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, et ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jugement.
Après la proclamation de l’Évangile, la réponse et les gestes prescrits expriment la vénération due à la parole du Christ. Ordinaire
Aux messes des défunts, le livre n’est pas baisé et la formule « Per evangélica dicta » est omise.
Latin
Français
✠ Antienne propre qui accompagne l’offertoire et relie la préparation du sacrifice au mystère célébré ce jour. Texte propre
Latin
Dómine Iesu Christe, Rex glóriæ, líbera ánimas ómnium fidélium defunctórum de pœnis inférni et de profúndo lacu: líbera eas de ore leónis, ne absórbeat eas tártarus, ne cadant in obscúrum: sed sígnifer sanctus Míchaël repræséntet eas in lucem sanctam: quam olim Abrahæ promisísti et sémini eius. ℣. Hóstias et preces tibi, Dómine, laudis offérimus: tu súscipe pro animábus illis, quarum hódie memóriam fácimus: fac eas, Dómine, de morte transíre ad vitam. Quam olim Abrahæ promisísti et sémini eius.
Français
Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, délivrez les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l’enfer et de l’abîme profond ; délivrez-les de la gueule du lion, que le gouffre ne les engloutisse pas et qu’elles ne tombent pas dans les ténèbres ; mais que saint Michel, porte-étendard, les présente à la sainte lumière que vous avez autrefois promise à Abraham et à sa descendance. ℣. Seigneur, nous vous offrons des hosties et des prières de louange : recevez-les pour les âmes dont nous faisons aujourd’hui mémoire ; faites-les passer de la mort à la vie, que vous avez jadis promise à Abraham et à sa descendance.
Le pain et le vin sont préparés pour le sacrifice. Le mélange d’un peu d’eau au vin symbolise traditionnellement l’union du Christ et de l’humanité. Ordinaire
Le prêtre prépare les oblats.
Latin
Français
Le calice contenant le vin mêlé d’un peu d’eau est offert à Dieu. La prière demande que cette offrande monte devant lui pour le salut du monde. Ordinaire
Le prêtre offre le calice.
Latin
Français
Ces prières de l’offertoire expriment l’humilité de ceux qui offrent le sacrifice et invoquent la sanctification divine sur les dons préparés. Ordinaire
Le prêtre s’incline, puis bénit les oblats.
Latin
Français
Le célébrant se lave les doigts en récitant des versets du psaume 25. Ce rite exprime le désir de purification intérieure avant l’offrande du sacrifice. Ordinaire
Aux messes des défunts, le Gloria Patri est omis au Lavabo.
Latin
Français
Latin
Français
Prière qui récapitule l’offertoire en présentant à la Sainte Trinité l’oblation en mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension du Christ ainsi qu’en l’honneur des saints. Ordinaire
Le prêtre revient au milieu de l’autel et s’incline.
Latin
Français
Le célébrant invite les fidèles à prier afin que le sacrifice offert soit agréé de Dieu. La réponse associe l’assemblée à l’offrande du prêtre. Ordinaire
Le prêtre se tourne vers les fidèles.
Latin
Français
✠ Oraison propre dite à voix basse sur les oblats. Elle demande à Dieu d’agréer l’offrande et conduit à la Préface. Texte propre
Latin
Hóstias, quǽsumus, Dómine, quas tibi pro animábus famulórum famularúmque tuárum offérimus, propitiátus inténde: ut, quibus fídei christiánæ méritum contulísti, dones et prǽmium. Per Dóminum.
Français
Seigneur, regardez avec bienveillance les hosties que nous vous offrons pour les âmes de vos serviteurs et de vos servantes ; après leur avoir accordé le mérite de la foi chrétienne, accordez-leur aussi la récompense. Par notre Seigneur.
Le dialogue Sursum corda introduit la Préface et invite l’assemblée à élever son cœur vers Dieu pour l’action de grâces eucharistique. Ordinaire Debout
Latin
Français
Action de grâces solennelle qui ouvre la prière eucharistique. Son texte varie selon le temps liturgique, la fête ou la messe célébrée. Préface des défunts
Latin
Français
Acclamation qui unit la louange des anges d’Isaïe à l’acclamation messianique de l’entrée à Jérusalem. Elle précède immédiatement le Canon. Ordinaire
Latin
Français
Prière eucharistique romaine récitée à voix basse par le célébrant. Elle contient l’offrande du sacrifice, la consécration du pain et du vin, les mémoires et les intercessions. Ordinaire
Le prêtre récite le Canon romain à voix basse; les paroles de la consécration sont prononcées distinctement.
Latin
Sacerdos, extensis et elevatis manibus, eas iungit et, profunde inclinatus, Canonem secreto incipit:
Te ígitur, clementíssime Pater, per Iesum Christum, Fílium tuum, Dóminum nostrum, súpplices rogámus ac pétimus, uti accépta hábeas et benedícas hæc dona, hæc múnera, hæc sancta sacrifícia illibáta, in primis, quæ tibi offérimus pro Ecclésia tua sancta cathólica: quam pacificáre, custodíre, adunáre et régere dignéris toto orbe terrárum: una cum fámulo tuo Papa nostro N. et Antístite nostro N. et ómnibus orthodóxis, atque cathólicæ et apostólicæ fídei cultóribus.
Meménto, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N. et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, pro quibus tibi offérimus: vel qui tibi ófferunt hoc sacrifícium laudis, pro se suísque ómnibus: pro redemptióne animárum suárum, pro spe salútis et incolumitátis suæ: tibíque reddunt vota sua ætérno Deo, vivo et vero.
Communicántes, et memóriam venerántes, in primis gloriósæ semper Vírginis Maríæ, Genitrícis Dei et Dómini nostri Iesu Christi: sed et beáti Ioseph, eiúsdem Vírginis Sponsi, et beatórum Apostolórum ac Mártyrum tuórum, Petri et Páuli, Andréæ, Iacóbi, Ioánnis, Thomæ, Iacóbi, Philíppi, Bartholomǽi, Matthǽi, Simónis et Thaddǽi: Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Cornélii, Cypriáni, Lauréntii, Chrysógoni, Ioánnis et Páuli, Cosmæ et Damiáni: et ómnium Sanctórum tuórum; quorum méritis precibúsque concédas, ut in ómnibus protectiónis tuæ muniámur auxílio. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Hanc ígitur oblatiónem servitútis nostræ, sed et cunctæ famíliæ tuæ, quǽsumus, Dómine, ut placátus accípias: diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Quam oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quǽsumus, benedíctam, adscríptam, ratam, rationábilem, acceptabilémque fácere dignéris: ut nobis Corpus et Sanguis fiat dilectíssimi Fílii tui, Dómini nostri Iesu Christi.
Sacerdos accipit hostiam.
Qui prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum, Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, benedíxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens: Accípite, et manducáte ex hoc omnes.
Verba consecrationis distincte profert.
HOC EST ENIM CORPUS MEUM.
Adorat et Hostiam consecratam elevat.
Sacerdos calicem discooperit.
Símili modo, postquam cenátum est, accípiens et hunc præclárum Cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas: item tibi grátias agens, benedíxit, dedítque discípulis suis, dicens: Accípite, et bíbite ex eo omnes.
Verba consecrationis distincte profert.
HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI, NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI: MYSTÉRIUM FÍDEI: QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM.
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis.
Adorat et calicem elevat.
Unde et mémores, Dómine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, eiúsdem Christi, Fílii tui, Dómini nostri, tam beátæ passiónis, nec non et ab ínferis resurrectiónis, sed et in cælos gloriósæ ascensiónis: offérimus præcláræ maiestáti tuæ de tuis donis ac datis, hóstiam puram, hóstiam sanctam, hóstiam immaculátam, Panem sanctum vitæ ætérnæ et Cálicem salútis perpétuæ.
Supra quæ propítio ac seréno vultu respícere dignéris: et accépta habére, sicúti accépta habére dignátus es múnera púeri tui iusti Abel, et sacrifícium Patriárchæ nostri Abrahæ: et quod tibi óbtulit summus sacérdos tuus Melchísedech, sanctum sacrifícium, immaculátam hóstiam.
Súpplices te rogámus, omnípotens Deus: iube hæc perférri per manus sancti Angeli tui in sublíme altáre tuum, in conspéctu divínæ maiestátis tuæ: ut, quotquot ex hac altáris participatióne sacrosánctum Fílii tui Corpus et Sánguinem sumpsérimus, omni benedictióne cælésti et grátia repleámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Meménto étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos præcessérunt cum signo fídei et dórmiunt in somno pacis. Ipsis, Dómine, et ómnibus in Christo quiescéntibus, locum refrigérii, lucis et pacis, ut indúlgeas, deprecámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Nobis quoque peccatóribus, fámulis tuis, de multitúdine miseratiónum tuárum sperántibus, partem áliquam et societátem donáre dignéris cum tuis sanctis Apóstolis et Martýribus: cum Ioánne, Stéphano, Matthía, Bárnaba, Ignátio, Alexándro, Marcellíno, Petro, Felicitáte, Perpétua, Agatha, Lúcia, Agnéte, Cæcília, Anastásia et ómnibus Sanctis tuis: intra quorum nos consórtium, non æstimátor mériti, sed véniæ, quǽsumus, largítor admítte. Per Christum Dóminum nostrum.
Per quem hæc ómnia, Dómine, semper bona creas, sanctíficas, vivíficas, benedícis et præstas nobis.
Per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipoténti, in unitáte Spíritus Sancti, omnis honor et glória.
℣. Per ómnia sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
Français
Le prêtre étend les mains, les élève, puis les joint et, profondément incliné, commence le Canon à voix basse.
Vous donc, Père très clément, nous vous supplions et vous demandons humblement, par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces dons, ces présents, ces sacrifices saints et sans tache, que nous vous offrons d’abord pour votre sainte Église catholique: daignez lui donner la paix, la garder, la maintenir dans l’unité et la gouverner dans le monde entier, avec votre serviteur notre Pape N., notre Évêque N., et tous ceux qui, fidèles à la vraie doctrine, gardent la foi catholique et apostolique.
Souvenez-vous, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes N. et N., et de tous ceux qui nous entourent, dont vous connaissez la foi et la dévotion. Pour eux nous vous offrons, ou ils vous offrent eux-mêmes, ce sacrifice de louange, pour eux et pour tous les leurs: pour la rédemption de leurs âmes, pour l’espérance de leur salut et de leur conservation; et ils vous présentent leurs vœux, à vous, Dieu éternel, vivant et véritable.
Unis dans une même communion, nous vénérons d’abord la mémoire de la glorieuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ; puis celle du bienheureux Joseph, époux de cette Vierge, de vos bienheureux Apôtres et Martyrs Pierre et Paul, André, Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Simon et Thaddée; Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille, Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, et de tous vos saints. Par leurs mérites et leurs prières, accordez-nous d’être toujours fortifiés par le secours de votre protection. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Cette offrande de notre service et de toute votre famille, nous vous en prions, Seigneur, acceptez-la favorablement; disposez nos jours dans votre paix, arrachez-nous à la damnation éternelle et daignez nous compter au nombre de vos élus. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Cette offrande, daignez, ô Dieu, la bénir en toutes choses, l’agréer, l’approuver, la rendre parfaite et digne de vous plaire, afin qu’elle devienne pour nous le Corps et le Sang de votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ.
Le prêtre prend l’hostie.
La veille de sa Passion, il prit du pain dans ses mains saintes et vénérables; levant les yeux au ciel vers vous, Dieu, son Père tout-puissant, vous rendant grâces, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et mangez-en tous.
Il prononce distinctement les paroles de la consécration.
CAR CECI EST MON CORPS.
Il adore et élève l’Hostie consacrée.
Le prêtre découvre le calice.
De même, après le repas, prenant aussi ce précieux calice dans ses mains saintes et vénérables, vous rendant encore grâces, il le bénit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et buvez-en tous.
Il prononce distinctement les paroles de la consécration.
CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE, MYSTÈRE DE FOI, QUI SERA RÉPANDU POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
Toutes les fois que vous ferez ceci, vous le ferez en mémoire de moi.
Il adore et élève le calice.
C’est pourquoi, Seigneur, nous vos serviteurs, et avec nous votre peuple saint, faisant mémoire de la bienheureuse Passion du Christ votre Fils, notre Seigneur, de sa Résurrection des enfers et de sa glorieuse Ascension dans les cieux, nous offrons à votre souveraine majesté, parmi les dons que vous nous avez donnés, la Victime pure, la Victime sainte, la Victime sans tache, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice du salut perpétuel.
Sur ces offrandes, daignez jeter un regard favorable et serein, et les accepter comme vous avez daigné accepter les présents de votre serviteur Abel le juste, le sacrifice de notre patriarche Abraham et celui que vous offrit votre grand prêtre Melchisédech, sacrifice saint, victime immaculée.
Nous vous supplions humblement, Dieu tout-puissant, de faire porter ces offrandes par les mains de votre saint Ange sur votre autel sublime, en présence de votre divine majesté, afin que nous tous qui, participant à cet autel, aurons reçu le Corps et le Sang très saints de votre Fils, nous soyons comblés de toute bénédiction céleste et de toute grâce. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Souvenez-vous aussi, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes N. et N., qui nous ont précédés avec le signe de la foi et dorment du sommeil de la paix. À eux, Seigneur, et à tous ceux qui reposent dans le Christ, accordez, nous vous en prions, le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
À nous aussi pécheurs, vos serviteurs, qui espérons en la multitude de vos miséricordes, daignez accorder quelque part et quelque société avec vos saints Apôtres et Martyrs: Jean, Étienne, Matthias, Barnabé, Ignace, Alexandre, Marcellin, Pierre, Félicité, Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie et tous vos saints. Admettez-nous, nous vous en prions, dans leur compagnie, non en appréciant nos mérites, mais en nous accordant votre pardon. Par le Christ notre Seigneur.
Par lui, Seigneur, vous ne cessez de créer tous ces biens, de les sanctifier, de leur donner la vie, de les bénir et de nous les accorder.
Par lui, avec lui et en lui, vous sont rendus, à vous, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire.
℣. Dans tous les siècles des siècles.
℟. Ainsi soit-il.
Le Canon s’achève par la doxologie Per ipsum, qui offre au Père toute gloire par le Christ, avec lui et en lui, dans l’unité du Saint-Esprit. Ordinaire
Le prêtre élève légèrement l’hostie et le calice.
Latin
Français
Prière enseignée par le Christ, placée après le Canon comme préparation immédiate à la communion. Le célébrant la chante ou la récite selon le rite de la messe. Ordinaire
Latin
Français
L’embolisme Libera nos développe la dernière demande du Pater. Il est suivi de la fraction de l’Hostie et de la commixtion d’une parcelle consacrée dans le calice. Ordinaire
Après le Pater, le prêtre poursuit à voix basse, rompt l’hostie et en laisse tomber une parcelle dans le calice.
Latin
Français
Triple invocation au Christ, Agneau de Dieu, dite après la fraction et la commixtion. Les deux premières invocations demandent miséricorde et la troisième la paix ; le Requiem possède une forme propre. Ordinaire
Aux messes des défunts, on ne se frappe pas la poitrine; les deux premières invocations demandent le repos, la troisième le repos éternel.
Latin
Français
Prières silencieuses par lesquelles le célébrant demande la paix, la délivrance du péché et une réception fructueuse du Corps et du Sang du Christ. Ordinaire
Aux messes des défunts, la première prière pour la paix est omise; le prêtre récite les deux prières suivantes.
Latin
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Après les prières de préparation, le célébrant reçoit successivement le Corps puis le Sang du Christ avant, le cas échéant, de distribuer la communion aux fidèles. Ordinaire
Communion du célébrant au Corps puis au Précieux Sang.
Latin
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Forme de la communion des fidèles à l’intérieur de la Messe selon les rubriques de 1960/1962. Ordinaire À genoux
En 1962, la communion des fidèles pendant la Messe se fait sans second Confiteor ni absolution.
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✠ Antienne propre liée à la communion. Son texte éclaire souvent le mystère célébré ou le fruit spirituel de l’Eucharistie. Texte propre
Latin
Lux ætérna lúceat eis, Dómine: cum Sanctis tuis in ætérnum, quia pius es. ℣. Réquiem ætérnam dona eis, Dómine: et lux perpétua lúceat eis. Cum Sanctis tuis in ætérnum, quia pius es.
Français
Que la lumière éternelle brille sur eux, Seigneur, avec vos saints pour l’éternité, car vous êtes bon. ℣. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière perpétuelle brille sur eux. Avec vos saints pour l’éternité, car vous êtes bon.
Après la communion, le célébrant purifie le calice et ses doigts. Les prières des ablutions demandent que le sacrement reçu demeure une source de purification et de grâce. Ordinaire
Après la communion, le prêtre purifie le calice et ses doigts.
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✠ Oraison propre qui demande que le sacrement reçu produise son fruit dans les fidèles. Texte propre
Latin
Animábus, quǽsumus, Dómine, famulórum famularúmque tuárum orátio profíciat supplicántium: ut eas et a peccátis ómnibus éxuas, et tuæ redemptiónis fácias esse partícipes: Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitáte.
Français
Seigneur, que la prière de ceux qui vous supplient profite aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes : délivrez-les de tous leurs péchés et faites-les participer à votre rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité.
Aux messes des défunts, cette formule remplace le renvoi ordinaire. L’assemblée répond Amen. Ordinaire
Formule propre de renvoi aux messes des défunts.
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Après le renvoi, le célébrant demande que le sacrifice offert soit agréable à la Trinité puis donne la bénédiction lorsque les rubriques la prévoient. Ordinaire
Après Requiéscant in pace, le prêtre récite Placeat; la bénédiction finale est omise aux messes des défunts.
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Lecture habituellement faite à la fin de la messe, le plus souvent le prologue de saint Jean. Les rubriques de 1962 l’omettent dans certains cas déterminés. Ordinaire
Le dernier Évangile est omis lorsque la Messe des défunts est suivie de l’absoute; autrement il demeure selon la règle générale.
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Antienne en l’honneur de la Sainte Vierge choisie selon le temps liturgique et chantée ou récitée à la fin de la messe lorsque l’usage le prévoit. Salve Regina
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