Formulaire votif propre. Traditionnellement proposé le jeudi.
℣. Aspérges me, ….
℟. … Dómine, hyssópo, et mundábor: lavábis me, et super nivem dealbábor. Miserére mei, Deus, secúndum magnam misericórdiam tuam. Gloria Patri… Asperge me Dómine…
Calendrier traditionnel · 1962
5e jour après la Pentecôte · 2025–2026
Le tableau général de préséance place la messe célébrée au rang 3 et cette messe au rang 24. Le rang le plus faible numériquement a préséance.
Choisis les partitions et chants complémentaires, puis applique les choix sans perdre le contexte de la messe.
« Si l’homme connaissait bien ce mystère, il mourrait d’amour! » (Saint Curé d’Ars) Quelle est l’origine de cette fête? La Fête-Dieu remonte au xiiie siècle. Elle fut d’abord célébrée à Liège à la demande de Notre-Seigneur dans une apparition à une moniale, sainte Julienne du Mont-Cornillon. Le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, l’étendit à l’Église universelle en 1264. Pourquoi une fête du Saint-Sacrement en plus du Jeudi saint? Le jour anniversaire de l’institution du Saint-Sacrement est le Jeudi saint; mais comme, ce jour, l’Église est absorbée par la Passion toute proche de son Sauveur, elle ne peut lui donner toute la solennité désirable. D’où le besoin d’une fête particulière dans laquelle les fidèles peuvent contempler, adorer et célébrer le Christ réellement présent parmi nous, et réparer les offenses qui lui sont faites. Pourquoi fait-on une procession ce jour-là? Le jour de la Fête-Dieu (ou, en France, le dimanche qui suit), l’Église organise dans la mesure du possible des processions où Jésus-Hostie, porté dans un ostensoir, parcourt les rues de nos villes ou villages. Ces processions nous montrent toute la réalité de l’Incarnation et combien Dieu reste proche des hom mes dans leur vie quotidienne. « Nous portons le Christ dans les rues de notre ville. Nous confions ces rues, ces maisons – notre vie quotidienne – à sa bonté. Que nos rues soient les routes de Jésus! Que nos maisons soient des maisons pour lui et avec lui! Que notre vie de tous les jours soit empreinte de sa présence. » (Benoît XVI) Quelle grâce pouvons-nous demander en cette fête? Une foi plus grande et un amour plus ardent pour Jésus réellement présent au Saint-Sacrement. Chantons en ce jour notre reconnaissance pour ce résumé de tous les bien faits divins qu’est l’Eucharistie. Cette messe, composée par saint Thomas d’Aquin, est d’une grande richesse doctrinale. « Ce sont des textes qui font vibrer les cordes du cœur pour exprimer la louange et la gratitude au Très Saint-Sacrement, alors que l’intelligence, pénétrant avec émerveillement dans le mystère, reconnaît dans l’Eucharistie la présence vivante et véritable de Jésus, de son Sacrifice d’amour qui nous réconcilie avec le Père et nous donne le salut. » (Benoît XVI) Pour la messe votive du Saint-Sacrement, voir p. 2054.
Tous les dimanches, la Messe solennelle est précédée de l’aspersion du clergé et du peuple avec de l’eau bénite ; cette aspersion n’est omise que lorsque l’évêque doit célébrer la Messe pontificalement. Ordinaire Debout
Latin
℣. Aspérges me, ….
℟. … Dómine, hyssópo, et mundábor: lavábis me, et super nivem dealbábor. Miserére mei, Deus, secúndum magnam misericórdiam tuam. Gloria Patri… Asperge me Dómine…
Provençau
℣. Aspergez-moi...
℟. ...Seigneur, avec l’hysope et je serai pur ; lavez-moi, et je deviendrai plus blanc que la neige. Ayez pitié de moi, mon Dieu, dans votre grande miséricorde.
Latin
℣. Osténde nobis Dómine, misericórdiam tuam.
℟. Et salutáre tuum da nobis.
Provençau
℣. Seigneur, montrez-nous votre miséricorde.
℟. Et donnez-nous votre salut.
Latin
℣. Dómine, exáudi oratiónem meam.
℟. Et clamor meus ad te véniat.
℣. Dominus vobiscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Orémus. Exáudi nos, Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérnæ deus: et míttere dignéris sanctum Angelum tuum de cælis, qui custódiat, fóveat, prótegat, vísitet, atque deféndat omnes habitántes in hoc habitáculo. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Provençau
℣. Seigneur, entendez ma prière.
℟. Et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Exaucez-nous, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, et daignez envoyer du ciel votre saint Ange pour qu’il garde et soutienne, protège, visite et défende tous ceux qui sont rassemblés dans ce lieu. Par le Christ Notre-Seigneur.
℟. Ainsi soit-il.
Le prêtre se tient au pied de l'autel en signe d'humilité et de regret pour ses fautes. La messe débute par un signe de croix : elle est le renouvellement du sacrifice de la Croix à la gloire de la Trinité sainte. L'antienne Introibo est un verset du psaume 42 et sert de refrain. Ordinaire À genoux
Le prêtre et les ministres récitent les prières préparatoires au bas de l’autel.
Latin
Sacerdos, ante gradus altaris, signo crucis se signat et dicit:
℣. In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti.
℟. Amen.
℣. Introíbo ad altáre Dei.
℟. Ad Deum, qui lætíficat iuventútem meam.
Provençau
Le prêtre, au bas de l’autel, fait le signe de la croix et dit :
℣. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
℟. Ainsi soit-il.
℣. Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu.
℟. Jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse.
Latin
℣. Iúdica me, Deus, et discérne causam meam de gente non sancta: ab hómine iníquo et dolóso érue me.
℟. Quia tu es, Deus, fortitúdo mea: quare me repulísti, et quare tristis incédo, dum afflígit me inimícus?
℣. Emítte lucem tuam et veritátem tuam: ipsa me deduxérunt et adduxérunt in montem sanctum tuum, et in tabernácula tua.
℟. Et introíbo ad altáre Dei: ad Deum qui lætíficat iuventútem meam.
℣. Confitébor tibi in cíthara, Deus, Deus meus: quare tristis es, ánima mea, et quare contúrbas me?
℟. Spera in Deo, quóniam adhuc confitébor illi: salutáre vultus mei, et Deus meus.
℣. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto.
℟. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper: et in sǽcula sæculórum. Amen.
℣. Introíbo ad altáre Dei.
℟. Ad Deum, qui lætíficat iuventútem meam.
℣. Adjutórium nostrum in nómine Dómini.
℟. Qui fecit cælum et terram.
Provençau
℣. Jugez-moi, ô Dieu, et distinguez ma cause de celle d’une nation impie; délivrez-moi de l’homme injuste et trompeur.
℟. Car vous êtes, ô Dieu, ma force: pourquoi m’avez-vous repoussé, et pourquoi marché-je dans la tristesse, tandis que l’ennemi m’afflige?
℣. Envoyez votre lumière et votre vérité: elles m’ont conduit et amené à votre montagne sainte et dans vos tabernacles.
℟. Et je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse.
℣. Je vous louerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu: pourquoi es-tu triste, mon âme, et pourquoi me troubles-tu?
℟. Espère en Dieu, car je le louerai encore: il est le salut de mon visage et mon Dieu.
℣. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit.
℟. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
℣. Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu.
℟. Jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse.
℣. Notre secours est dans le nom du Seigneur.
℟. Qui a fait le ciel et la terre.
Latin
Provençau
Le prêtre monte à l’autel, puis s’incline et le baise au milieu.
Latin
Sacerdos ad altare ascendens secreto dicit:Aufer a nobis, quǽsumus, Dómine, iniquitátes nostras: ut ad Sancta sanctórum puris mereámur méntibus introíre. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Inclinatus, manibus iunctis super altare positis, dicit:
Orámus te, Dómine, per mérita Sanctórum tuórum, quorum relíquiæ hic sunt, et ómnium Sanctórum: ut indúlgere dignéris ómnia peccáta mea. Amen.
Provençau
Latin
Sacerdos incensum benedicit, dicens:
Ab illo bene†dicáris in cuius honóre cremáberis. Amen.
Deinde Crucem et altare incensat.
Provençau
Le prêtre bénit l'encens, en disant :
Sois bénit par celui en l'honneur de qui tu vas brûler. Ainsi-soit-il.
Puis il encense la croix et l'autel.
✠ Chant propre d’entrée de la messe. Il accompagne l’approche de l’autel et donne souvent la tonalité scripturaire et spirituelle du jour. Texte propre Debout
Latin
Cibávit eos ex ádipe fruménti, Allelúia: et de petra, melle saturávit eos, Allelúia, Allelúia, Allelúia.
Exsultáte Deo, adjutóri nostro: jubiláte Deo Jacob.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Provençau
Il les a nourris de la graisse du froment, alléluia ; et il les a rassasiés du miel de la pierre, alléluia, alléluia, alléluia.
Exultez pour Dieu, notre secours ; jubilez pour le Dieu de Jacob.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Dans cette litanie, nous appelons à grands cris la miséricorde du Dieu Trinité : le Père (Kyrie), le Fils (Christe) et le Saint-Esprit (Kyrie). C’est une des seules prières en grec que la liturgie romaine ait conservée de ses origines. Sa tonalité suppliante est très évocatrice. Ordinaire
Le prêtre revient au milieu de l’autel pour réciter le Kyrie, en alternant avec le servant et les fidèles.
Latin
℣. Kýrie eléison.
℟. Kýrie eléison.
℣. Kýrie eléison.
℟. Christe eléison.
℣. Christe eléison.
℟. Christe eléison.
℣. Kýrie eléison.
℟. Kýrie eléison.
℣. Kýrie eléison.
Provençau
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Seigneur, prends pitié.
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Ô Christ, prends pitié.
℣. Ô Christ, prends pitié.
℟. Ô Christ, prends pitié
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Seigneur, prends pitié.
℣. Seigneur, prends pitié.
Hymne de louange à la Trinité qui reprend le chant des anges à Bethléem. Il n’est dit que lorsque les rubriques du jour le prescrivent. Ordinaire Debout
Le Gloria est chanté ou récité lorsqu’il est prescrit par les rubriques. Le prêtre écarte les mains et les élève, en entonnant le Gloria. On incline la tête quand il dit les passages en italique.
Latin
Glória in excélsis Deo, et in terra pax homínibus bonæ voluntátis.
Laudámus te. Benedícimus te. Adorámus te. Glorificámus te.
Grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam.
Dómine Deus, Rex cæléstis, Deus Pater omnípotens.
Dómine Fili unigénite, Iesu Christe.
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris.
Qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.
Qui tollis peccáta mundi, súscipe deprecatiónem nostram.
Qui sedes ad déxteram Patris, miserére nobis.
Quóniam tu solus Sanctus. Tu solus Dóminus. Tu solus Altíssimus, Iesu Christe.
Cum Sancto Spíritu, in glória Dei Patris. Amen.
Provençau
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.
Nous vous louons. Nous vous bénissons. Nous vous adorons. Nous vous glorifions.
Nous vous rendons grâces pour votre gloire immense.
Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ.
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père.
Vous qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Vous qui enlevez les péchés du monde, recevez notre prière.
Vous qui siégez à la droite du Père, ayez pitié de nous.
Car vous seul êtes Saint. Vous seul êtes Seigneur. Vous seul êtes le Très-Haut, Jésus-Christ.
Avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Ainsi soit-il.
Le prêtre baise l’autel pour recevoir du Christ le salut de paix qu’il transmettra au peuple. Ordinaire Debout
On se signe en même temps que le prêtre. Celui-ci baise alors l’autel et, tourné vers fidèles, dit :
Latin
℣. Dóminus vobiscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
Provençau
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
✠ Oraison propre par laquelle le célébrant rassemble les intentions de l’assemblée et exprime la demande caractéristique du jour liturgique. Texte propre
Latin
Deus, qui nobis sub Sacraménto mirábili passiónis tuæ memóriam reliquísti: tríbue, quǽsumus, ita nos Córporis et Sánguinis tui sacra mystéria venerári; ut redemptiónis tuæ fructum in nobis júgiter sentiámus: Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Provençau
Ô Dieu, qui, sous un sacrement admirable, nous avez laissé le mémorial de votre passion, accordez-nous une telle vénération pour les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang que nous ressentions sans cesse en nous les effets de votre rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
✠ Première lecture propre de la messe, généralement tirée des épîtres apostoliques ou d’un autre livre de l’Écriture. Texte propre Assis
Latin
✠ Léctio Epistolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corinthios
Fratres: Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Jesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens fregit, et dixit: Accípite, et manducáte: hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur: hoc fácite in meam commemoratiónem. Simíliter et cálicem, postquam cenávit, dicens: Hic calix novum Testaméntum est in meo sánguine. Hoc fácite, quotiescúmque bibétis, in meam commemoratiónem. Quotiescúmque enim manducábitis panem hunc et cálicem bibétis, mortem Dómini annuntiábitis, donec véniat. Itaque quicúmque manducáverit panem hunc vel bíberit cálicem Dómini indígne, reus erit córporis et sánguinis Dómini. Probet autem seípsum homo: et sic de pane illo edat et de calice bibat. Qui enim mandúcat et bibit indígne, judícium sibi mandúcat et bibit: non dijúdicans corpus Dómini.
Provençau
✠ Lecture de l’épître de saint Paul apôtre aux Corinthiens.
Frères, j'ai moi-même reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis : à savoir, que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit et dit : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » De même, après le repas, il prit le calice et dit : « Ce calice est la nouvelle Alliance en mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. » Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le Corps et le Sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice ; car celui qui mange et boit indignement, sans discerner le Corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement.
La réponse qui suit la lecture marque l’achèvement de l’Épître et introduit les chants qui préparent à l’Évangile. Ordinaire Assis
Latin
Provençau
✠ Chant méditatif qui suit la lecture et prolonge l’écoute de la Parole avant le chant qui prépare à l’Évangile. Texte propre
Latin
Oculi ómnium in te sperant, Dómine: et tu das illis escam in témpore opportúno, ℣. Aperis tu manum tuam: et imples omne animal benedictióne.
Provençau
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez leur nourriture en temps opportun. ℣. Vous ouvrez votre main, et vous remplissez toute chair de votre bénédiction.
✠ Acclamation joyeuse qui prépare à l’Évangile. Elle disparaît aux temps où les rubriques la suppriment et peut alors être remplacée par le Trait. Texte propre Assis
Latin
Allelúia, Allelúia, Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus: qui mandúcat meam carnem et bibit meum sánguinem, in me manet et ego in eo. Alleluia.
Provençau
Alléluia, alléluia. Ma chair est vraiment une nourriture, et mon Sang est vraiment un breuvage ; celui qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui. Alléluia.
✠ Poème liturgique chanté après l’Alléluia aux quelques jours où le Missel le prescrit. Texte propre Assis
Latin
Lauda, Sion, Salvatórem, lauda ducem et pastórem in hymnis et cánticis.
Quantum potes, tantum aude: quia major omni laude, nec laudáre súfficis.
Laudis thema speciális, panis vivus et vitális hódie propónitur.
Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodénæ datum non ambígitur.
Sit laus plena, sit sonóra, sit jucúnda, sit decóra mentis jubilátio.
Dies enim sollémnis agitur, in qua mensæ prima recólitur hujus institútio.
In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis Phase vetus términat.
Vetustátem nóvitas, umbram fugat véritas, noctem lux elíminat.
Quod in cœna Christus gessit, faciéndum hoc expréssit in sui memóriam.
Docti sacris institútis, panem, vinum in salútis consecrámus hóstiam.
Dogma datur Christiánis, quod in carnem transit panis et vinum in sánguinem.
Quod non capis, quod non vides, animosa fírmat fides, præter rerum órdinem.
Sub divérsis speciébus, signis tantum, et non rebus, latent res exímiæ.
Caro cibus, sanguis potus: manet tamen Christus totus sub utráque spécie.
A suménte non concísus, non confráctus, non divísus: ínteger accípitur.
Sumit unus, sumunt mille: quantum isti, tantum ille: nec sumptus consúmitur.
Sumunt boni, sumunt mali sorte tamen inæquáli, vitæ vel intéritus.
Mors est malis, vita bonis: vide, paris sumptiónis quam sit dispar éxitus.
Fracto demum sacraménto, ne vacílles, sed meménto, tantum esse sub fragménto, quantum toto tégitur.
Nulla rei fit scissúra: signi tantum fit fractúra: qua nec status nec statúra signáti minúitur.
Ecce panis Angelórum, factus cibus viatórum: vere panis filiórum, non mitténdus cánibus.
In figúris præsignátur, cum Isaac immolátur: agnus paschæ deputátur: datur manna pátribus.
Bone pastor, panis vere, Jesu, nostri miserére: tu nos pasce, nos tuére: tu nos bona fac vidére in terra vivéntium.
Tu, qui cuncta scis et vales: qui nos pascis hic mortáles: tuos ibi commensáles, coherédes et sodáles fac sanctórum cívium. Amen. Allelúia.
Provençau
Sion, acclame ton Sauveur, Loue ton chef et ton Pasteur, Par des hymnes et des cantiques.
Ose autant que tu peux, Car Il est au-dessus de toute louange, Et tu ne saurais suffire à Le louer.
Ce qu'il nous est proposé de célébrer En ce jour, c'est le Pain vivant, Le Pain qui donne la vie.
Le même, en toute vérité, Qu'au repas sacré de la Cène Ont reçu les douze Apôtres.
Que notre louange soit parfaite et résonne ; Qu'il soit ardent, qu'il soit splendide, Le chant de nos esprits !
Nous rappelons en cette grande fête Le jour auguste où fut institué Le repas eucharistique.
À ce banquet du nouveau Roi, La nouvelle Pâque de la loi nouvelle Met fin à la Pâque ancienne.
L'ancien fait place au nouveau, L'ombre est mise en fuite par la réalité, Et le jour a éliminé la nuit.
Ce que le Christ fit à la Cène, Il ordonna qu'on le refasse En se souvenant de Lui.
Instruits par ces saintes leçons, Nous consacrons le pain et le vin En sacrifice sauveur.
C'est un dogme pour les chrétiens : Le pain devient vraiment sa Chair Et le vin vraiment son Sang.
Ce que tu ne comprends ni ne vois, La foi vive, elle, l'affirme, En dépassant l'ordre naturel.
Sous deux apparences différentes, Signes et non réalités, Se cachent des choses merveilleuses.
La chair est nourriture, le Sang est breuvage, Cependant le Christ est là tout entier Sous l'une et l'autre espèce.
Il est reçu tout entier Ni scindé, ni brisé, ni divisé, Par celui qui le prend.
Qu'un seul ou que mille le prennent, Autant eux, autant Lui ; Et Il n'est point détruit quand il est pris.
Bons et méchants, tous le reçoivent, Mais pour un sort bien différent : Pour la vie ou pour la mort.
Mort pour les méchants et vie pour les bons, Vois combien le même aliment Produit des effets dissemblables.
Lors donc qu'on divise l'Hostie, Ne te trouble pas, mais souviens-toi Qu'en vérité chaque fragment Contient autant que le tout.
La réalité n'est pas déchirée, Le signe seul est brisé ; Du Christ présent rien n'est réduit, Ni l'être ni la grandeur.
Voici vraiment le Pain des anges, Qui se fait notre Pain de route ; En vérité, Pain des fils, Qu'il ne faut point jeter aux chiens.
Des figures l'ont annoncé Quand Isaac est sacrifié, Quand l'Agneau pascal est immmolé, Quand la manne nourrit nos pères.
Ô bon Pasteur, Pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous : Nourrissez-nous, protégez-nous, Faites-nous voir les biens Dans la terre des vivants.
Vous qui savez et pouvez tout, Qui nous nourrissez ici-bas, pauvres mortels, Faites-nous un jour les convives, Les cohéritiers et les compagnons Des citoyens du Ciel. Amen. Alléluia.
Le prophète Isaïe reconnaissait son indignité à annoncer la venue du Messie, fils d’une vierge : un ange lui apparut alors, qui lui toucha les lèvres avec un charbon ardent, signe de la purification que Dieu opérait en lui. Avant de lire l’Évangile, le prêtre demande à être purifié comme le prophète. Ordinaire Assis
Les ministres se lèvent, le diacre fait bénir l’encens par le prêtre, puis, agenouillé devant l’autel, il dit :
Latin
Provençau
À la messe solennelle, le diacre demande au célébrant la bénédiction avant de proclamer l’Évangile. À la messe lue, le célébrant récite lui-même les prières préparatoires prévues. Ordinaire Assis
Le diacre monte prendre l’évangéliaire. Puis il revient demander la bénédiction au célébrant :
Latin
℣. Iube, domne, benedícere.
℟. Dóminus sit in corde tuo et in lábiis tuis: ut digne et competénter annúnties Evangélium suum. Amen.
℣. Dominus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sequéntia (ou Inítium) † sancti Evangélii secúndum N.
℟. Glória tibi, Dómine.
Provençau
℣. Père, veuillez me bénir.
℟. Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres, afin que vous annonciez dignement son Évangile. Ainsi soit-il.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Suite (ou Commencement) † du saint Évangile selon saint N.
℟. Gloire à vous Seigneur.
Le diacre encense l’évangéliaire, qui est tenu par le sous-diacre encadré par les acolytes.
✠ Proclamation solennelle d’un passage des Évangiles. L’assemblée se tient debout en signe de respect pour la parole et les actes du Christ. Texte propre Debout
Latin
✠ Sequéntia sancti Evangéli secúndum Joánnem
In illo témpore: Dixit Jesus turbis Judæórum: Caro mea vere est cibus et sanguis meus vere est potus. Qui mandúcat meam carnem et bibit meum sánguinem, in me manet et ego in illo. Sicut misit me vivens Pater, et ego vivo propter Patrem: et qui mandúcat me, et ipse vivet propter me. Hic est panis, qui de cœlo descéndit. Non sicut manducavérunt patres vestri manna, et mórtui sunt. Qui mandúcat hunc panem, vivet in ætérnum.
Provençau
✠ Suite du saint Évangile selon saint Jean.
En ce temps-là, Jésus dit à la foule des Juifs : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. C'est là le pain qui est descendu du ciel : il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement. »
Après la proclamation de l’Évangile, la réponse et les gestes prescrits expriment la vénération due à la parole du Christ. Ordinaire Debout
À la fin de l’Évangile.
Latin
Provençau
Profession solennelle de la foi de l’Église selon le Symbole de Nicée-Constantinople. Il est dit aux dimanches et aux fêtes auxquelles les rubriques le prescrivent. Ordinaire Debout
Le Credo est chanté ou récité lorsqu’il est prescrit par les rubriques.
Latin
Provençau
✠ Antienne propre qui accompagne l’offertoire et relie la préparation du sacrifice au mystère célébré ce jour. Texte propre Assis
Latin
Sacerdótes Dómini incénsum et panes ófferunt Deo: et ideo sancti erunt Deo suo, et non pólluent nomen ejus, Allelúia.
Provençau
Les prêtres du Seigneur offrent l'encens et le pain à Dieu ; et c'est pourquoi ils seront saints pour leur Dieu, et ils ne profaneront point son Nom, alléluia.
Le célébrant offre l’hostie et commence la préparation des oblats qui seront consacrés. À la messe solennelle, les ministres assistent à ces gestes selon leur fonction. Ordinaire Assis
Latin
Diaconus porrigit celebranti patenam cum hostia et sacerdos dicit :
Súscipe, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus, hanc immaculátam hóstiam, quam ego indígnus fámulus tuus óffero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabílibus peccátis, et offensiónibus, et negligéntiis meis, et pro ómnibus circumstántibus, sed et pro ómnibus fidélibus christiánis vivis atque defúnctis: ut mihi et illis profíciat ad salútem in vitam ætérnam. Amen.
Deinde faciens crucem cum eadem patena, deponit hostiam super corporale. Diaconus ministrat vinum, subdiaconus aquam in calice postquam sacerdos aquam benedixit, dicens :
Deus, qui humánæ substántiæ dignitátem mirabíliter condidísti, et mirabílius reformásti: da nobis per huius aquæ et vini mystérium, eius divinitátis esse consórtes, qui humanitátis nostræ fíeri dignátus est párticeps, Iesus Christus, Fílius tuus, Dóminus noster. Amen.
Provençau
Le diacre présente au célébrant la patène avec l’hostie et le prêtre dit :
Recevez, Père saint, Dieu tout-puissant et éternel, cette hostie sans tache que moi, votre indigne serviteur, je vous offre pour mes péchés, pour les assistants et pour tous les fidèles vivants et défunts, afin qu’elle nous serve pour le salut éternel. Ainsi soit-il.
Ensuite, faisant le signe de la croix avec la même patène, il dépose l’hostie sur le corporal. Le diacre sert le vin, le sous-diacre l’eau dans le calice, après que le prêtre a béni l'eau disant :
Dieu, qui avez merveilleusement créé la dignité de la nature humaine et l’avez réformée plus merveilleusement encore, accordez-nous, par le mystère de cette eau et de ce vin, d’avoir part à la divinité de celui qui a daigné participer à notre humanité, Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Le prêtre offre le calice.
Latin
Provençau
Le prêtre s’incline, puis bénit les oblats.
Latin
Provençau
Le prêtre se lave les doigts en récitant le psaume 25.
Latin
Provençau
Latin
Provençau
Le prêtre revient au milieu de l’autel et s’incline.
Latin
Provençau
Le prêtre se tourne vers les fidèles.
Latin
Provençau
✠ Oraison propre dite à voix basse sur les oblats. Elle demande à Dieu d’agréer l’offrande et conduit à la Préface. Texte propre Assis
Latin
Ecclésiæ tuæ, quǽsumus, Dómine, unitátis et pacis propítius dona concéde: quæ sub oblátis munéribus mýstice designántur. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Provençau
À votre Église, Seigneur, accordez avec bienveillance l'unité et la paix, que symbolisent les offrandes que nous vous présentons. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Le dialogue Sursum corda introduit la Préface et invite l’assemblée à élever son cœur vers Dieu pour l’action de grâces eucharistique. Ordinaire Debout
Latin
Provençau
Action de grâces solennelle qui ouvre la prière eucharistique. Son texte varie selon le temps liturgique, la fête ou la messe célébrée. Préface du Très Saint-Sacrement
Latin
Français
Acclamation qui unit la louange des anges d’Isaïe à l’acclamation messianique de l’entrée à Jérusalem. Elle précède immédiatement le Canon. Ordinaire Debout
Latin
Provençau
Prière eucharistique romaine récitée à voix basse par le célébrant. Elle contient l’offrande du sacrifice, la consécration du pain et du vin, les mémoires et les intercessions. Ordinaire À genoux
Le prêtre récite le Canon romain à voix basse; les paroles de la consécration sont prononcées distinctement.
Latin
Sacerdos, extensis et elevatis manibus, eas iungit et, profunde inclinatus, Canonem secreto incipit:
Te ígitur, clementíssime Pater, per Iesum Christum, Fílium tuum, Dóminum nostrum, súpplices rogámus ac pétimus, uti accépta hábeas et benedícas hæc dona, hæc múnera, hæc sancta sacrifícia illibáta, in primis, quæ tibi offérimus pro Ecclésia tua sancta cathólica: quam pacificáre, custodíre, adunáre et régere dignéris toto orbe terrárum: una cum fámulo tuo Papa nostro N. et Antístite nostro N. et ómnibus orthodóxis, atque cathólicæ et apostólicæ fídei cultóribus.
Meménto, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N. et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, pro quibus tibi offérimus: vel qui tibi ófferunt hoc sacrifícium laudis, pro se suísque ómnibus: pro redemptióne animárum suárum, pro spe salútis et incolumitátis suæ: tibíque reddunt vota sua ætérno Deo, vivo et vero.
Communicántes, et memóriam venerántes, in primis gloriósæ semper Vírginis Maríæ, Genitrícis Dei et Dómini nostri Iesu Christi: sed et beáti Ioseph, eiúsdem Vírginis Sponsi, et beatórum Apostolórum ac Mártyrum tuórum, Petri et Páuli, Andréæ, Iacóbi, Ioánnis, Thomæ, Iacóbi, Philíppi, Bartholomǽi, Matthǽi, Simónis et Thaddǽi: Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Cornélii, Cypriáni, Lauréntii, Chrysógoni, Ioánnis et Páuli, Cosmæ et Damiáni: et ómnium Sanctórum tuórum; quorum méritis precibúsque concédas, ut in ómnibus protectiónis tuæ muniámur auxílio. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Hanc ígitur oblatiónem servitútis nostræ, sed et cunctæ famíliæ tuæ, quǽsumus, Dómine, ut placátus accípias: diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Quam oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quǽsumus, benedíctam, adscríptam, ratam, rationábilem, acceptabilémque fácere dignéris: ut nobis Corpus et Sanguis fiat dilectíssimi Fílii tui, Dómini nostri Iesu Christi.
Sacerdos accipit hostiam.
Qui prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum, Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, benedíxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens: Accípite, et manducáte ex hoc omnes.
Verba consecrationis distincte profert.
HOC EST ENIM CORPUS MEUM.
Adorat et Hostiam consecratam elevat.
Sacerdos calicem discooperit.
Símili modo, postquam cenátum est, accípiens et hunc præclárum Cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas: item tibi grátias agens, benedíxit, dedítque discípulis suis, dicens: Accípite, et bíbite ex eo omnes.
Verba consecrationis distincte profert.
HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI, NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI: MYSTÉRIUM FÍDEI: QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM.
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis.
Adorat et calicem elevat.
Unde et mémores, Dómine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, eiúsdem Christi, Fílii tui, Dómini nostri, tam beátæ passiónis, nec non et ab ínferis resurrectiónis, sed et in cælos gloriósæ ascensiónis: offérimus præcláræ maiestáti tuæ de tuis donis ac datis, hóstiam puram, hóstiam sanctam, hóstiam immaculátam, Panem sanctum vitæ ætérnæ et Cálicem salútis perpétuæ.
Supra quæ propítio ac seréno vultu respícere dignéris: et accépta habére, sicúti accépta habére dignátus es múnera púeri tui iusti Abel, et sacrifícium Patriárchæ nostri Abrahæ: et quod tibi óbtulit summus sacérdos tuus Melchísedech, sanctum sacrifícium, immaculátam hóstiam.
Súpplices te rogámus, omnípotens Deus: iube hæc perférri per manus sancti Angeli tui in sublíme altáre tuum, in conspéctu divínæ maiestátis tuæ: ut, quotquot ex hac altáris participatióne sacrosánctum Fílii tui Corpus et Sánguinem sumpsérimus, omni benedictióne cælésti et grátia repleámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Meménto étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos præcessérunt cum signo fídei et dórmiunt in somno pacis. Ipsis, Dómine, et ómnibus in Christo quiescéntibus, locum refrigérii, lucis et pacis, ut indúlgeas, deprecámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Nobis quoque peccatóribus, fámulis tuis, de multitúdine miseratiónum tuárum sperántibus, partem áliquam et societátem donáre dignéris cum tuis sanctis Apóstolis et Martýribus: cum Ioánne, Stéphano, Matthía, Bárnaba, Ignátio, Alexándro, Marcellíno, Petro, Felicitáte, Perpétua, Agatha, Lúcia, Agnéte, Cæcília, Anastásia et ómnibus Sanctis tuis: intra quorum nos consórtium, non æstimátor mériti, sed véniæ, quǽsumus, largítor admítte. Per Christum Dóminum nostrum.
Per quem hæc ómnia, Dómine, semper bona creas, sanctíficas, vivíficas, benedícis et præstas nobis.
Per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipoténti, in unitáte Spíritus Sancti, omnis honor et glória.
℣. Per ómnia sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
Provençau
Le prêtre étend les mains, les élève, puis les joint et, profondément incliné, commence le Canon à voix basse.
Vous donc, Père très clément, nous vous supplions et vous demandons humblement, par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces dons, ces présents, ces sacrifices saints et sans tache, que nous vous offrons d’abord pour votre sainte Église catholique: daignez lui donner la paix, la garder, la maintenir dans l’unité et la gouverner dans le monde entier, avec votre serviteur notre Pape N., notre Évêque N., et tous ceux qui, fidèles à la vraie doctrine, gardent la foi catholique et apostolique.
Souvenez-vous, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes N. et N., et de tous ceux qui nous entourent, dont vous connaissez la foi et la dévotion. Pour eux nous vous offrons, ou ils vous offrent eux-mêmes, ce sacrifice de louange, pour eux et pour tous les leurs: pour la rédemption de leurs âmes, pour l’espérance de leur salut et de leur conservation; et ils vous présentent leurs vœux, à vous, Dieu éternel, vivant et véritable.
Unis dans une même communion, nous vénérons d’abord la mémoire de la glorieuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ; puis celle du bienheureux Joseph, époux de cette Vierge, de vos bienheureux Apôtres et Martyrs Pierre et Paul, André, Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Simon et Thaddée; Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille, Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, et de tous vos saints. Par leurs mérites et leurs prières, accordez-nous d’être toujours fortifiés par le secours de votre protection. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Cette offrande de notre service et de toute votre famille, nous vous en prions, Seigneur, acceptez-la favorablement; disposez nos jours dans votre paix, arrachez-nous à la damnation éternelle et daignez nous compter au nombre de vos élus. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Cette offrande, daignez, ô Dieu, la bénir en toutes choses, l’agréer, l’approuver, la rendre parfaite et digne de vous plaire, afin qu’elle devienne pour nous le Corps et le Sang de votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ.
Le prêtre prend l’hostie.
La veille de sa Passion, il prit du pain dans ses mains saintes et vénérables; levant les yeux au ciel vers vous, Dieu, son Père tout-puissant, vous rendant grâces, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et mangez-en tous.
Il prononce distinctement les paroles de la consécration.
CAR CECI EST MON CORPS.
Il adore et élève l’Hostie consacrée.
Le prêtre découvre le calice.
De même, après le repas, prenant aussi ce précieux calice dans ses mains saintes et vénérables, vous rendant encore grâces, il le bénit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et buvez-en tous.
Il prononce distinctement les paroles de la consécration.
CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE, MYSTÈRE DE FOI, QUI SERA RÉPANDU POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
Toutes les fois que vous ferez ceci, vous le ferez en mémoire de moi.
Il adore et élève le calice.
C’est pourquoi, Seigneur, nous vos serviteurs, et avec nous votre peuple saint, faisant mémoire de la bienheureuse Passion du Christ votre Fils, notre Seigneur, de sa Résurrection des enfers et de sa glorieuse Ascension dans les cieux, nous offrons à votre souveraine majesté, parmi les dons que vous nous avez donnés, la Victime pure, la Victime sainte, la Victime sans tache, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice du salut perpétuel.
Sur ces offrandes, daignez jeter un regard favorable et serein, et les accepter comme vous avez daigné accepter les présents de votre serviteur Abel le juste, le sacrifice de notre patriarche Abraham et celui que vous offrit votre grand prêtre Melchisédech, sacrifice saint, victime immaculée.
Nous vous supplions humblement, Dieu tout-puissant, de faire porter ces offrandes par les mains de votre saint Ange sur votre autel sublime, en présence de votre divine majesté, afin que nous tous qui, participant à cet autel, aurons reçu le Corps et le Sang très saints de votre Fils, nous soyons comblés de toute bénédiction céleste et de toute grâce. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Souvenez-vous aussi, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes N. et N., qui nous ont précédés avec le signe de la foi et dorment du sommeil de la paix. À eux, Seigneur, et à tous ceux qui reposent dans le Christ, accordez, nous vous en prions, le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
À nous aussi pécheurs, vos serviteurs, qui espérons en la multitude de vos miséricordes, daignez accorder quelque part et quelque société avec vos saints Apôtres et Martyrs: Jean, Étienne, Matthias, Barnabé, Ignace, Alexandre, Marcellin, Pierre, Félicité, Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie et tous vos saints. Admettez-nous, nous vous en prions, dans leur compagnie, non en appréciant nos mérites, mais en nous accordant votre pardon. Par le Christ notre Seigneur.
Par lui, Seigneur, vous ne cessez de créer tous ces biens, de les sanctifier, de leur donner la vie, de les bénir et de nous les accorder.
Par lui, avec lui et en lui, vous sont rendus, à vous, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire.
℣. Dans tous les siècles des siècles.
℟. Ainsi soit-il.
Le Canon s’achève par la doxologie Per ipsum, qui offre au Père toute gloire par le Christ, avec lui et en lui, dans l’unité du Saint-Esprit. Ordinaire À genoux
Le prêtre élève légèrement l’hostie et le calice.
Latin
Provençau
Prière enseignée par le Christ, placée après le Canon comme préparation immédiate à la communion. Le célébrant la chante ou la récite selon le rite de la messe. Ordinaire Debout
Latin
Provençau
L’embolisme Libera nos développe la dernière demande du Pater. Il est suivi de la fraction de l’Hostie et de la commixtion d’une parcelle consacrée dans le calice. Ordinaire Debout
Après le Pater, le prêtre poursuit à voix basse, rompt l’hostie et en laisse tomber une parcelle dans le calice.
Latin
Provençau
Triple invocation au Christ, Agneau de Dieu, dite après la fraction et la commixtion. Les deux premières invocations demandent miséricorde et la troisième la paix ; le Requiem possède une forme propre. Ordinaire Debout
Latin
Provençau
Prières silencieuses par lesquelles le célébrant demande la paix, la délivrance du péché et une réception fructueuse du Corps et du Sang du Christ. Ordinaire Debout
Le prêtre récite à voix basse les prières préparatoires à la communion.
Latin
Provençau
Après les prières de préparation, le célébrant reçoit successivement le Corps puis le Sang du Christ avant, le cas échéant, de distribuer la communion aux fidèles. Ordinaire Debout
Communion du célébrant au Corps puis au Précieux Sang.
Latin
Provençau
Forme de la communion des fidèles à l’intérieur de la Messe selon les rubriques de 1960/1962. Ordinaire À genoux
En 1962, la communion des fidèles pendant la Messe se fait sans second Confiteor ni absolution.
Latin
Provençau
✠ Antienne propre liée à la communion. Son texte éclaire souvent le mystère célébré ou le fruit spirituel de l’Eucharistie. Texte propre Debout
Latin
Quotiescúmque manducábitis panem hunc et cálicem bibétis, mortem Dómini annuntiábitis, donec véniat: itaque quicúmque manducáverit panem vel bíberit calicem Dómini indígne, reus erit córporis et sánguinis Dómini, Allelúia.
Provençau
Chaque fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'Il vienne ; donc, quiconque mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, il sera coupable du Corps et du Sang du Seigneur, alléluia.
Après la communion, le célébrant purifie le calice et ses doigts. Les prières des ablutions demandent que le sacrement reçu demeure une source de purification et de grâce. Ordinaire Assis
Après la communion, le prêtre purifie le calice et ses doigts.
Latin
Quod ore súmpsimus, Dómine, pura mente capiámus: et de múnere temporáli fiat nobis remédium sempitérnum.
Corpus tuum, Dómine, quod sumpsi, et Sanguis, quem potávi, adhǽreat viscéribus meis: et præsta; ut in me non remáneat scélerum mácula, quem pura et sancta refecérunt sacraménta. Qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen.
Abluit et extergit digitos, ac sumit ablutionem : extergit os et calicem, quem, plicato corporali, operit et collocat in altari ut prius : deinde prosequitur Missam.
Provençau
Ce que nous avons reçu de notre bouche, Seigneur, puissions-nous l’accueillir dans une âme pure; et que ce don temporel devienne pour nous un remède éternel.
Que votre Corps, Seigneur, que j’ai reçu, et votre Sang que j’ai bu, demeurent attachés à mes entrailles; et faites qu’aucune souillure du péché ne reste en moi, que de purs et saints sacrements ont restauré. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Il lave et essuie ses doigts et consomme l’ablution : il essuie sa bouche et le calice, qu’une fois plié le corporal, il couvre et place sur l’autel comme auparavant : ensuite il poursuit la Messe.
Latin
Dicta antiphona ad Communionem, osculatur altare, et versus ad populum dicit :
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo
Deinde, reversus ad altare, dicit :
Orémus.
Provençau
Une fois dite l’antienne de Communion, il baise l’autel, et tourné vers le peuple, il dit :
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
Ensuite, retourné vers l’autel, il dit :
Prions.
✠ Oraison propre qui demande que le sacrement reçu produise son fruit dans les fidèles. Texte propre Debout
Latin
Fac nos, quǽsumus, Dómine, divinitátis tuæ sempitérna fruitióne repléri: quam pretiósi Corporis et Sanguinis tui temporalis percéptio præfigúrat: Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Provençau
Accordez-nous, Seigneur, dans l'éternité, cette jouissance intarissable de votre divinité qu'annonce en figure ici-bas la communion à vos précieux Corps et Sang. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Formule de renvoi qui conclut la messe lorsque les rubriques le prévoient. Elle peut être remplacée par Benedicamus Domino ou, aux messes des défunts, par Requiescant in pace. Ordinaire Debout
Latin
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Ite, missa est
vel, si qua liturgica processio sequatur :
℣. Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Provençau
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Allez, la Messe est dite
ou si une procession liturgique doit suivre :
℣. Bénissons le Seigneur.
℟. Rendons grâces à Dieu.
Après le renvoi, le célébrant demande que le sacrifice offert soit agréable à la Trinité puis donne la bénédiction lorsque les rubriques la prévoient. Ordinaire À genoux
Alors le célébrant s’incline devant le milieu de l’autel, et les mains jointes posées sur lui, il dit à voix basse :
Latin
Pláceat tibi, sancta Trínitas, obséquium servitútis meæ: et præsta; ut sacrifícium, quod óculis tuæ maiestátis indígnus óbtuli, tibi sit acceptábile, mihíque et ómnibus, pro quibus illud óbtuli, sit, te miseránte, propitiábile. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Deinde osculatur altare : et elevatis oculis, extendens, elevans et iungens manus caputque Cruci inclinans, dicit :℣. Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus.
℟. Amen.
Provençau
Agréez, Trinité sainte, l’hommage de votre serviteur, et faites que le sacrifice que, malgré mon indignité, j’ai présenté aux regards de votre majesté, vous soit agréable et devienne, par votre miséricorde, propitiatoire pour moi et pour tous ceux pour lesquels je l’ai offert. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Ensuite il baise l’autel, et les yeux levés, étendant, élevant et joignant les mains et inclinant la tête à la Croix, il dit :℣. Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
℟. Ainsi soit-il.
Antienne en l’honneur de la Sainte Vierge choisie selon le temps liturgique et chantée ou récitée à la fin de la messe lorsque l’usage le prévoit. Salve Regina
Latin
Français
Lecture habituellement faite à la fin de la messe, le plus souvent le prologue de saint Jean. Les rubriques de 1962 l’omettent dans certains cas déterminés. Ordinaire Debout
Ensuite, le prêtre, du côté de l’Evangélie, dit les mains jointes :
Latin
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
Et signans signo crucis primum Altare vel librum, deinde se in fronte, ore et pectore, dicit :
℣. Inítium ✠ sancti Evangélii secúndum Ioánnem.
℟. Glória tibi, Dómine.
℣. In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in princípio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt : et sine ipso factum est nihil, quod factum est : in ipso vita erat, et vita erat lux hóminum : et lux in ténebris lucet, et ténebræ eam non comprehendérunt.
Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Ioánnes. Hic venit in testimónium, ut testimónium perhibéret de lúmine, ut omnes créderent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimónium perhibéret de lúmine.
Erat lux vera, quæ illúminat omnem hóminem veniéntem in hunc mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognóvit. In propria venit, et sui eum non recepérunt.
Quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri, his, qui crédunt in nómine eius : qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt.
Flectámus génua.
Et Verbum caro factum est,
Leváte.
et habitávit in nobis : et vídimus glóriam eius, glóriam quasi Unigéniti a Patre, plenum grátiæ et veritátis.
℟. Deo grátias.
Provençau
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
Et signant de la croix d’abord l’autel ou le livre, ensuite lui-même au front, sur la bouche et la poitrine, il dit :
℣. Commencement ✠ du saint Évangile selon saint Jean.
℟. Gloire à vous, Seigneur.
℣. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.
Il y eut un homme envoyé de Dieu, appelé Jean. Il vint en témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas lui-même la lumière, mais vint pour rendre témoignage à la lumière.
Celui-là était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez lui et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l'ont reçu il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.
On fait une génuflexion.
Et le Verbe s'est fait chair,
On se lève
et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père tout plein de grâce et de vérité.
℟. Nous rendons grâces à Dieu.